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11.01+18.01+08.02.2018 // Cycle de conférence

Soirées Dialogues#1 « Réanimations »
Jeudi 11 janvier + Jeudi 18 janvier + Jeudi 08 février 
à 18h30, entrée libre

Note d’intention
Marc Frochaux, Forum d’Architectures de Lausanne, 5 décembre 2017


« Réanimation », c’est un terme proposé par A. Corboz dans les années 1970 pour parler d’une opération de rénovation touchant au contenu d’un bâtiment ancien, à son programme (là où la restauration se concentre sur le contenant). Réanimer, c’est littéralement « redonner de l’âme », en insufflant une nouvelle vie à un bâtiment.

Restauration et réanimation vont toujours de pair dans un projet de sauvegarde.

Là où la restauration, au sens strict, cherche à retrouver un état hypothétiquement original – qui n’a en réalité jamais existé – la réanimation consiste à rechercher les valeurs symboliques qu’il a véhiculées au cour des siècles, afin de trouver une adéquation avec sa réaffectation contemporaine.« Réanimation », c’est un terme proposé par A. Corboz dans les années 1970 pour parler d’une opération de rénovation touchant au contenu d’un bâtiment ancien, à son programme (là où la restauration se concentre sur le contenant). Réanimer, c’est littéralement « redonner de l’âme », en insufflant une nouvelle vie à un bâtiment.

// 11 janvier : GBAU & LVPH

GBAU
Boris Bregman et Philippe Guyard, architectes de Haute Savoie, ont de nombreux projets de restauration à leur actif. Il sera intéressant de comparer la pratique de leur région à la nôtre. Récemment ils ont achevé de transformer un ancien presbytère en maison médicale, salle communale et maison de prêtre. (C’est une cas similaire à nos cures vaudoises, que le Patrimoine suisse section vaudoise aimerait conserver). Le cas du presbytère de Thorrens-Glières est intéressant car l’opération permet de réactiver le centre du village en créant un jardin public.
–> dans TRACÉS 22/2017

LVPH
Laurent Vuilleumier et Pierre Humbert ont effectué plusieurs restaurations intéressantes, dont celle de l’impressionnante ferme du Mouret (en travaillant sur différentes couches thermiques afin d’éviter une restauration lourde) ou la « réparation » du village de Cressier. Suite à un MEP (Mandat d’Etude Parallèle), ils ont récemment achevé la restauration de la Maison du Désert, qui était squattée depuis des années. La maison a une longue histoire, qui croise celles de Benjamin Constant et Mme de Staël, quelques franc-maçons et la scène alternative lausannoise… Le magnifique jardin fait partie de l’opération de restauration. Dans ce cas exemplaire de réanimation, il sera intéressant d’apprendre comment l’association de quartier et la ville se sont arrêtés sur le choix de transformer la bâtisse en Maison de quartier / centre d’animation, ce qui devait nécessiter une délicate négociation entre un maître d’ouvrage (qui veut optimiser son usage des espaces) et les architectes (qui veulent mettre en valeur la structure et les typologies originales du bâtiment).


// 18 janvier : Martino PedrozziRapin+Saiz

Martino Pedrozzi
L’architecte tessinois s’est fait connaître par des projets de « recompositions », consistant à rassembler les pierres de fondation d’anciennes maisons alpines, qui ressemblent à des tombes. Ici la « réanimation » est un travail poétique. Parallèlement, il fait des transformations soignées de maisons traditionnelles qui restent imperceptible depuis l’extérieur de villages historiques.

Rapin+Saiz
Les architectes ont plusieurs projets de restauration et de réhabilitation à leur actif. En 2017, ils ont inauguré l’extension et la reconversion d’un immeuble à L’Abbaye, dans la vallée de Joux. Construite comme auberge de voyageurs, la maison a servi un temps d’hôtel de ville. Cette réanimation réussie est un projet social à l’échelle de la Vallée : aujourd’hui, elle occupe la fondation La Croisée, une structure de réinsertion professionnelle pour personnes fragilisées. Difficile de percevoir qu’il s’agit d’une extension, tant le langage de la nouvelle partie d’accorde avec la partie rénovée. Sur le plan typologique, le même plan permet de distribuer les deux parties de manière identique.


// 08 février : Bakker & Blanc & Capaul & Blumenthal

Bakker & Blanc
Bakker & Blanc ont de nombreux projets de rénovation à leur actif, qui suivent une ligne très stricte. Lors du concours de 2009, ils proposaient de restaurer le Parlement vaudois à l’identique. Le Werkhof, situé dans la basse ville de Fribourg, a été le point de départ de cette réflexion sur le thème de la « réanimation ». En effet, le bâtiment a tellement changé d’affectation au cours des siècles, que seule une lecture attentive de ses valeurs sur le plan symbolique permettait d’en faire une restauration / reconstruction réussie. Le bâtiment ayant brûlé en été 1999, les architectes l’ont pratiquement reconstruit, en conservant les parties calcinées et en utilisant la toiture installée à l’époque pour le préserver. Ils proposent un espace public extérieur dans le rez-de-chaussée, sans préciser sa finalité programmatique. Le choix des matériaux (galets de la Sarine, peinture noire) entrent dans une stratégie narrative: le bâtiment ouvre une lecture historique sur le quartier des Planches.
–> dans TRACÉS 22/2017

Capaul & Blumenthal
Ces architectes grisons se sont fait connaître par des rénovations très radicales, qui prennent soin – un peu dans la veine d’un Gion A. Caminada – de travailler avec les artisans locaux et les matériaux issus de la région, de penser donc le Patrimoine comme un problème socio-économique, consistant prioritairement à sauvegarder les savoir-faire. Le cinéma Sil Plaz à Ilanz, réalisé en terre compactée, entre dans ce raisonnement. Les architectes comptent à leur actif plusieurs restaurations dans lesquelles la structure ancienne est conservée et les éléments contemporains sont strictement séparés – en pleine conformité avec les principes émis par A. Corboz dans son article de 1975 –, comme une maison du XVe siècle située au cœur de Valendas et qui est inscrite au patrimoine cantonal.

// Organisation : f'ar, Patrimoine suisse Section vaudoise, Fondation CUB

 

 
04.12.2017 // Débats publics autour de la ville

LE CONCOURS, un outil de politique citoyenne ?
lundi 04 décembre à 18h30, entrée libre
Aula du collège de Villamont, Lausanne
Entrée par l'avenue de Villamont 4

Débats publics autour du thème de la ville
Organisation : sia section vaud // Plus d'informations sur les Urbanités

Intervenants
Grégoire JUNOD
Syndic de Lausanne, Directeur de la culture et du développement urbain
Franceso DELLA CASA
Architecte cantonal de l’Etat de Genève
Jeremy HOSKYN
Architect ETH SIA, Amt für Hochbauten der Stadt Zürich
CONFERENCE EN ALLEMANDA

Modérateurs
Christiane VON ROTEN
Architecte EPFL Pont12 Architectes SA

Marc FROCHAUX
Architecte ETH, rédacteur revue Tracés

La culture du bâti concerne chaque citoyen ; dès lors, pourquoi les jurys de concours d’architecture se font-ils à huit-clos ? Quel rôle donner à la société civile concernée par un nouveau projet d’architecture ? Souverain, le peuple a-t-il d’autres choix que de s’exprimer par le biais de la contestation ?

Le citoyen doit-il participer aux délibérations du jury ? Comme auditeur ou comme membre du jury ? Comment cerner un public représentatif, compétent et engagé ? Comment organiser un jury public, l’idée est-elle techniquement faisable ?

Le politique fait-il preuve de démagogie lorsqu'il permet au citoyen de choisir le meilleur projet ?

Assister à un jugement ferait la démonstration publique de l’extrême complexité des problèmes d’architecture. Qu’en pensent les professionnels : quelle est la responsabilité d’un jury ?

Apéritif au f'ar à l'issue du débat offert par les Amis d’Urbanités

 

 
06.12.2017 // SUBURBAN POLARITY



© 2017 EPFL | LAST


 

Vernissage de l'ouvrage SUBURBAN POLARITY
Mercredi 06 décembre à 18h30, entrée libre

Organisation : LAST-EPFL

Edité aux Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR), l’ouvrage SUBURBAN POLARITY présente une synthèse de multiples activités d’enseignement et de recherche menées au sein du Laboratoire d’architecture et technologies durables (LAST) pour un secteur de l’Ouest lausannois représentatif des nombreux enjeux liés à la création de nouvelles polarités suburbaines.

La prise de conscience des conséquences induites par l’étalement urbain conduit à promouvoir des stratégies territoriales visant réorienter le bâti vers l’intérieur. Cette démarche ne se limite pas aux centres des villes, mais concerne également de vastes territoires situés dans les couronnes suburbaines des agglomérations. Certains de ces secteurs constituent des opportunités particulièrement stratégiques pour la métamorphose des régions urbaines, en particulier ceux qui se situent à proximité des arrêts – existants ou futurs – de transports publics et qui présentent simultanément le potentiel d’accueillir de nouvelles constructions.

Dans une optique de durabilité visant la prise en compte optimisée d’aspects environnementaux, socioculturels et économiques, la problématique ne se limite de loin pas aux seuls aspects de localisation et de densification du bâti. Elle pose toute une série de questions stimulantes au projet architectural, en lien notamment avec la création de nouvelles polarités au coeur de paysages hétérogènes, qui s’inscrivent plus largement dans les enjeux liés à l’émergence de vastes régions métropolitaines.

Dans ce contexte, l’ouvrage s’interroge sur les modalités de conception de nouveaux quartiers durables dans les territoires suburbains. Il présente neuf visions projectuelles envisageables pour un secteur représentatif de l’Ouest lausannois, dont l’identité future reste à inventer. Par une approche interdisciplinaire à différentes échelles d’intervention - du projet urbain au détail constructif - elles visent à expérimenter diverses formes urbaines envisageables pour ce type de sites stratégiques pour le développement urbain durable. Plusieurs travaux de recherche développent par ailleurs des approches évaluatives sur ce même cas d’étude. Ces réflexions deviennent ainsi source d’un questionnement théorique plus vaste, lié à l’évolution du rôle de l’architecte dans les franges urbaines déjà largement bâties.

Le vernissage de l'ouvrage prévoit notamment de brèves interventions de Pierre Bonnet, architecte EPFL FAS, expert externe, et du Prof. Emmanuel Rey, Directeur du Laboratoire d'architecture et technologies durables (LAST).

Suburban Polarity | Emmanuel Rey (Ed.)
Préface de André de Herde
Contributions de Marilyne Andersen, Pierre Feddersen, Frédéric Frank, Vincent Kaufmann, Sophie Lufkin, Giuseppe Peronato, Parag Rastogi, Emmanuel Rey et Arnaud Thuillard
Presses polytechniques et universitaires romandes, 2017, 196 pages
ISBN 978-2-88915-215-5

Apéritif au f'ar à l'issue du vernissage

 

 
22.11.2017 // "Svizzera 240"

Soirée « Svizzera 240 »
Mercredi 22 novembre à 18h30, entrée libre

// Présentation du projet lauréat pour la participation suisse à la 16ème biennale d’architecture de Venise en 2018 // Table ronde autour du thème « exposer l’architecture, exposer le logement »

Intervenants
Marianne BURKI
Responsable Arts visuels, Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia
Matt VAN DER PLOEG & Li TAVOR
Lauréats
Charlotte TRUWANT
architecte EPFL et lauréate 2017 Swiss Art Awards - Architecture Installation
Laurent GUIDETTI
architecte-urbaniste EPFL SIA FSU, directeur associé TRIBU architecture

Modérateur
Cyril VEILLON
archizoom EPFL

A l’issue d’un concours à deux degrés en procédure sélective, la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia a confié la réalisation de la participation suisse à la 16e Biennale d’architecture de Venise en 2018 à Alessandro Bosshard, Li Tavor et Matthew van der Ploeg pour leur projet "Svizzera 240".

Le projet traite du thème de la construction de logements ou "Wohnungsbau". L’approche proposée se saisit d’une préoccupation profondément helvétique et se distingue par sa capacité à surprendre, amuser et interpeler. Sous la forme d’une installation, d’un modèle architectural à échelle humaine, le pavillon de Bruno Giacometti se mutera en un appartement, une sorte de séquence de spatialités et d’ambiances intérieures typiques du «Wohnungsbau» contemporain. L’ensemble se compose d’une suite d’espaces construits, dont l’échelle varie, à travers lesquels le visiteur est accueilli et guidé, terminant son parcours dans le patio, avec une vue d’ensemble. La perception et le ressenti sont au cœur de ce projet et permettent au visiteur de questionner l’espace habité sous une nouvelle perspective. La scénographie mise en place est clairement un clin d’œil aux visites d’appartements organisées en fin de chantier. Et le titre du projet se réfère subtilement aux 240 cm que les conventions actuelles définissent comme hauteur optimale pour les pièces d’habitation et qui seront la valeur de référence de l’installation."Svizzera 240" interroge la thématique du rapport de l’homme à la société et à son époque, directement à travers l’espace construit.

La procédure de sélection et le projet lauréat seront présentés le 22 novembre 2017 au Forum d’architecture à Lausanne, à l’occasion d’une tournée organisée par Pro Helvetia et la SIA. La présentation sera suivie d’une table ronde autour du thème "exposer l’architecture, exposer le logement".

 
06.11.2017 // Débats publics autour de la ville

BIM BAM BOUM, !!! Une métamorphose des métiers de mandataires ?
lundi 06 novembre à 18h30, entrée libre

Débats publics autour du thème de la ville
Organisation : sia section vaud // Plus d'informations sur les Urbanités

Intervenants
Alexandre BLANC
Professeur EPFL, Architecte Fas, bureau Bakker et Blanc architectes associés
Antoine REROLLE
Directeur Ingénierie et membre du Comité de Direction Losinger Marazzi
Régis WIDMER
Architecte, collaborateur de projet, au Laboratoire de Culture Numérique du Projet Architectural, EPFL

Modérateur
Guy NICOLLIER
Architecte EPFL SIA, Pont12 Architectes SA

POINT DE DÉPART
La méthodologie BIM s’impose petit à petit dans la pratique de la construction. Exploitant de façon accrue les possibilités informatiques et permettant un partage interdisciplinaire performant de l’information et de la conception du projet, elle interroge le fonctionnement des bureaux de mandataires et leurs rôles respectifs.

AU SUJET DU POUVOIR
Quel rôle aura l’architecte dans une pratique exploitant l’outil BIM ? Sera-t-il un acteur respecté dans le cadre de ces nouvelles méthodologies de travail ? Gardera-t-il la main sur la maquette numérique ? Sera-t-il en posture de proposition en vue des futures évolutions de l’outil ou la place est-elle déjà occupée par les bureaux techniques et les grandes entreprises de construction, voire les fournisseurs d’éléments de construction ?

AU SUJET DES MÉTIERS (SAVOIRS-FAIRE)
L’évolution des outils informatiques de conception vers des outils de gestion intégrés va-t-elle métamorphoser les métiers des bureaux d’ingénieurs et d’architectes ? Les dessinateurs sont-ils appelés à disparaître au profit de « modeleurs », les techniciens au profit de programmeurs, les métreurs au profit de gérants ? Quels seront les nouveaux métiers du bureau de mandataires ?

AU SUJET DU PHASAGE
La méthodologie BIM permet une information poussée des données techniques très tôt dans le processus de projet. Ce glissement temporel en amont des phases de prestations n’est-il pas contradictoire avec les méthodes usuelles de rémunération (règlements 102 et ss) ? À qui ce glissement profite-il ? Les mandataires ne risquent-ils pas de perdre (encore) des prestations ?

Apéritif au f'ar à l'issue du débat offert par les Amis d’Urbanités

 

 
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